Japon

Le thé a été introduit au Japon par les moines bouddhistes, qui ont apporté des graines de théiers à leur retour de voyages dans la Chine de la Dynastie Tang. Le Japon produit exclusivement du thé vert dont 80 % de sencha. Les jardins d’Uji et de Kyushu comptent parmi les plus réputés. Pour obtenir des feuilles au vert intense, plus riche en chlorophylle, les jardins sont mis sous ombrière quelques semaines avant la cueillette. C’est dans ces jardins que l’on récolte le thé qui servira à la production du lumineux gyokuro et du délicieux thé matcha, broyé en poudre aussi fine que la farine et utilisé lors de la cérémonie du thé, très codifiée et enseignée encore aujourd’hui dans les écoles du thé.

Connu pour la qualité de ses thés verts, le Japon n’exporte que 4 % de son thé, le reste étant consommé dans l’archipel. La principale production est le sencha (70 %). L’air marin confère aux thés japonais des notes typiques végétales et iodées. La transformation du thé est très particulière car les thés sont cuits à la vapeur d’eau (méthode UJI). Cette technique permet de conserver des saveurs très fraiches et herbacées et des couleurs de feuilles très lumineuses. Le Japon produit du matcha, un exceptionnel thé réduit en poudre à la saveur à la fois intense et délicate, mais aussi du genmaicha (thé vert au riz soufflé), du bancha (l’équivalent du sencha mais issu des récoltes de fin d’été et d’automne), du gyokuro qui est le plus haut grade de thé au Japon.